---Bien sûr, en sortant, je ne peux m'empêcher de me poser les traditionnelles questions... Jusqu'où s'étend cette carrière ? Jusqu'à quand la champignonnière a-t-elle été exploitée ? Y-a-t-il d'autres entrées ? Où débouchent-elles ? Sans doute les entrées que j'ai vu dans le coteau, à l'extérieur, en venant ici, sont d'autres accès...

---Il fait froid, très froid, je marche une dizaine de minutes, fatigué, impatient de rentrer, d'être au chaud, en repensant à tout ce que j'ai vu, en me promettant de revenir ici pour continuer d'explorer cette carrière, mais quand, pour trouver d'autres tableaux de champignonnistes aussi beaux que ceux que je viens de trouver, ce qui est rare, d'autres fontaines et de trouver des réponses aux questions que je suis en train de me poser.
---J'arrive à la voiture que je dois dégivrer. Mes doigts sont gelés. J'ai froid. Dans une demi-heure, je suis chez moi, un bon repas, un bon dodo, et je suis impatient de voir mes photos, tellement impatient que ce sera probablement avant le dodo... En attendant la prochaine exploration...!

Niko [nkv-explorer]
CR d'exploration : découverte et exploration de la Carrière de Vineuil. Le 3 Janvier 2009.
Les photos sont ici.
---Il fait froid, c'est l'hiver, mais il y a un grand soleil. Aujourd'hui je me décide d'aller prospecter dans un coin dont je sais que le sol est particulièrement creusé... Je prépare mon sac. Tout le matériel y est : casque, éclairage, appareil photo, trépied, bougies pour faire des photos, à boire et un peu à manger...
Je prends la voiture. En chemin, je ne peux m'empêcher de prêter attention à des entrées de souterrains bordant la route ou alors qui sont situées au fond des jardins, qui me font de l'oeil...
---Puis, je remarque plusieurs cavités côtes à côtes qui bordent la route... Ca devient intéressant. Je décide donc de m'arrêter.
Je me dirige vers les entrées, fermé, fermé, fermé... Je regarde lorsque je peux par les jours des portes en bois. Des caves ? Des carrières ? Un volet qui s'ouvre, un petit troglo abandonné, qui ne communique malheureusement pas avec le reste... Un escalier qui monte, un autre petit troglo abandonné avec rien de particulier... Déception...
Je prends tout de même l'ensemble en photo puis je marche dans la direction d'où je suis venu en voiture pour aussi prendre en photo deux ou trois habitats troglodytiques habités.
---Je reprends la voiture, je roule doucement afin d'observer s'il n'y aurait pas un coin "intéressant"... Après quelques bonnes minutes, un hameau... Le coteau est abrupt et relativement haut, l'endroit a l'air propice, grâce à sa typologie, je devine qu'il est très creusé. Je me décide donc à me garer. Je prends mes affaires, je suis très enthousiaste à trouver quelque chose d'intéressant... Ou quelque chose tout court... Mais quoi...? Que signifie ce quelque chose... Une carrière ? Un complexe de troglos abandonnés ? Quel type de lieu ? Je ne le sais pas trop... Plutôt une carrière, car aujourd'hui j'ai envie d'explorer une carrière et je suis venu ici pour ça... Une carrière qui saura me séduire et dont j'aurais l'impression qu'elle sera unique, comme beaucoup que j'ai exploré, un truc qu'elle aura en plus, que d'autres n'auront pas... En fait chaque lieu est différent, c'est cela qui est super, qui est captivant et à chaque fois, cette sensation de découverte, de découvrir quelque chose de nouveau...
---Pour l'instant, je viens de sortir de ma voiture, je fais quelques mètres que déjà je distingue un trou. Il est situé sur une petite parcelle abandonnée derrière des buissons et des ronces...
L'endroit n'a pas l'air très intéressant, mais on ne sait jamais. Je pousse la végétation avec mon pied photo, j'avance en prenant garde aux ronces, au terme d'une avancée peu rapide, car difficile du fait de la végétation, j'arrive au "trou"... Je ne me suis pas trompé, rien d'intéressant... Au moins j'en suis sûr maintenant... Je rebrousse donc chemin...
---Je parcours à pied la rue qui longe le coteau. Là non plus, je ne me suis pas trompé : le coteau est très creusé, des bouches de cavages se comptent par dizaines, mais tout est fermé, car privé et encore utilisé. Elles servent parfois de remise, parfois de garage, parfois de petite cave à vin, souvent un peu tout à la fois... Les troglos sont au fond du jardin et servent soit de débarras ou alors sont encore habités. L'endroit est très habité, tout est occupé... Mais il n'y a personne dehors... C'est dommage, car c'est sympa de rencontrer des gens, et puis ils ont toujours quelque chose à montrer, quelque chose à raconter... Malgré celà, je continue, tout en prenant quelques photos du coteau : habitations troglodytiques, bouches de cavages, le soleil est là, c'est agréable et sur les photos ça rend bien...!
---La route que j'emprunte est celle qui longe et dessert tout le coteau, j'arrive à un endroit ou le coteau devient moins haut, jusqu'à disparaître, car la vallée que je longe est coupée par un petit val creusé par un ruisseau, je sors par la même occasion du hameau, qui était sans aucun doute un ancien hameau de perriers (carriers). Je continue sur une rue perpendiculaire qui longe donc ce petit val. Le coteau se rétrécit à vue d'oeil jusqu'à disparaître. Les maisons s'éparpillent et sont plus modernes. La déception commence à se faire sentir... Je continue encore un peu pour voir, et là, à trente mètres d'une maison, dans la végétation, je remarque une pente douce qui descend où ont été entassées branches coupées et mauvaises herbes et au fond, je discerne une bouche de cavage ! Ca commence à devenir intéressant et peut-être vais-je découvrir un "nouveau" lieu...
---En prenant garde à ne pas me faire repérer par les gens qui habitent à coté et qui ont garé leur voiture devant la pente, je décide d'aller voir. Malheureusement cette bouche de cavage est fermée par une porte en métal et un cadenas. J'éclaire avec ma lampe pour voir ce qu'il y a à l'intérieur ; c'est une carrière qui s'enfonce. Que faire ? En dessous de la porte il y a un espace d'environ 25 cm, c'est pas gros, mais cet interstice m'attire... Qui ne tente rien n'a rien, donc je tente. Je m'allonge par terre, je rampe, et j'arrive à passer ! Super ! Je vais pouvoir voir ce que cache ce lieu ! Je sens mon coeur battre... Je prends mes affaires que j'ai laissées à l'extérieur et je repasse.
---Je fais quelques mètres. Déjà je découvre une chaudière fort intéressante. Je devine que ce lieu a donc sans doute servi de champignonnière. Je "sens" que la découverte est intéressante. Après avoir placé quelques bougies, je sors le flash et je la prends en photo.
Mon coeur commence à battre vraiment très fort. Je suis impatient et, en même temps, je prends mon temps. J'ai envie de profiter de ces lieux, je veux aussi qu'aucun détail ne m'échappe, j'ai envie de comprendre ce lieu.

---C'est ma première exploration dans le Val de Loire depuis quelque temps. J'ai l'impression de revenir à mes premières explorations d'il y a 5 ans ! Aller dans un lieu, prospecter, chercher, sans savoir sur quoi on va tomber, ce que l'on va trouver, si on va trouver quelque chose tout simplement, puis trouver, à chaque fois quelque chose à laquelle on ne s'attendait pas, à un moment où on ne s'y attendait pas, découvrir des lieux où quasiment personnes ne va et témoigner, ensuite, grâce à la photo. Pour moi, c'est çà la véritable explo. A Paris ou en banlieue parisienne, où j'avais exploré les mois précédents, même si on n'est pas guidé, on sait toujours ce qu'il y a un minimum, des plans circulent, on a vu des photos, même si on découvre aussi des choses en explorant, le lieu est tout de même plus ou moins connu et on possède certains éléments du lieu avant même d'y pénétrer. Ici, ce n'est pas le cas : on ne sait jamais sur quoi on va tomber, ce qu'il y a dans le lieu, on ne sait rien sur l'existence même du lieu. A soi d'avancer, d'explorer, pour le découvrir.

---Je continue donc. J''arrive à une bifurcation. Une galerie part à gauche et continue sur le même niveau, une autre est située tout droit et descend, à droite un cul de sac où l'on peut voir au sol un trou qui comunique avec le niveau inférieur. Cette carrière possède donc au moins deux niveaux. Je remarque tout à coup, dans le faisceau de la lampe un superbe tableau de champignonniste ! Tout y est inscrit : provenance des fumiers, quantités, dates de lardage, etc. Et il est étonamment bien conservé ! Une superbe découverte, une merveilleuse source d'informations sur le lieu ! J'ai l'impression d'avoir découvert un trésor ! Tout le parcours est ponctué d'émotions fortes, d'émerveillement devant ces découvertes de choses inattendues, qui racontent une histoire : l'histoire de ces lieux.

---Je trouve ces lieux creusés dans le rocher magiques, tout d'abord pour le fait d'aller dans des lieux où quasiment personne ne va, des endroits abandonnés, secrets, mais aussi pour leurs volumes, le fait de les mettre en valeur par l'éclairage, pour la matérialité du rocher et enfin pour la vie qu'il y a dedans, même si aujourd'hui ces espaces sont abandonnés, on sent la vie qu'il y a eu dedans. La mémoire des personnes qui ont réalisé ces espaces, qui les ont aménagés, qui les ont occupés, qui les ont utilisés est présente, elle est ancrée dans les lieux ; on peut
retrouver des dessins ou des inscriptions réalisées il y a deux à trois siècles, des objets, des véhicules qui sont autant empreintes de vie tout simplement.
Ces lieux ne se dévoilent pas d'un seul coup, mais progressivement et jamais entièrement, même en explorant de fond en comble ; ils conservent ainsi tous leurs mystères et chaque découverte suscite autant de lots d'interrogations que de réponses à des questions. Pour tout cela je trouve ces lieux fascinants, captivants, qu'ils soient carrières, habitations troglodytiques, souterrains refuges, tout ce qui est, d'une manière ou d'une autre, creusé dans le rocher. On a sans cesse envie d'en découvrir d'autres, de les explorer entièrement, d'en savoir toujours plus d'une manière générale sur les lieux , apprendre, découvrir. A chaque fois ce sont de nouvelles découvertes, on apprend un peu plus et on ne s'en lasse pas, bien au contraire ! Et puis les émotions qui parcourent son corps, des ambiances qui nous enveloppent... la surprise, l'émerveillement.

---Contrairement à d'autres personnes qui explorent les carrières, je ne me dis pas "cataphile", car ce terme est particulier à Paris et ce n'est ni là où j'ai commencé à explorer, ni là où je préfère explorer, de plus, je connaissais l'existence de ces lieux bien avant l'existence des cataphiles. De surcroit, je m'intéresse à tout ce qui est creusé dans le rocher, troglos, carrières souterrains refuges, etc, et pas seulement aux carrières. Enfin, il y a une question de mentalité sans doute bien différente, lieux à la mode, fêtes, etc. et je me sens bien loin de tout cela lorsque j'explore, dans les lieux que je préfère, dans ce que je fais et ce que j'aime le plus.
Pour les souterrains je me qualifierai sans doute plus de subterranologue, qui est celui qui étudie les souterrains creusés ou aménagés par l'homme, ce qui ressemble plus à ma démarche, concernant les souterrains, en plus de la curiosité et de l'envie de découvrir.
Je ne me dis pas non plus "explorateur urbain" qui est pour moi plus un nom qu'autre chose, enfermer les gens dans un carcan, dans un mouvement, alors qu'à mon avis, l'exploration est au départ quelquechose de personnel, de naturel, le fruit de la curiosité, la curiosité enfantine sans doute, l'ouverture, l'envie de découvrir quelquechose à chaque fois de nouveau, comme dans un voyage, et ne saurait être enfermé dans un mouvement ou dans un terme réducteur. Dans ma région d'origine, comme dans d'autres régions, beaucoup de personnes ont exploré des lieux, et continuent de le faire, que ça soit une carrière ou une usine du coin abandonné, et ils ne s'autoproclament ni explorateurs urbains, ni rien d'autre, de curieux, peut-être.
---Les photos se font au trépied, avec un long temps de pose, avec pour éclairages le balayage avec le faisceau de ma frontale, parfois le flash, des bougies aussi pour apporter une touche de chaleur, mais aussi pour éviter de laisser certains recoins dans l'ombre. C'est aussi le seul type de lieu où l'on a aucun éclairage présent sur place, c'est à soi de les disposer, de choisir ce que l'on va mettre en valeur, de quelle manière, si on va laisser une grosse zone d'ombre, éclairer le fond, éclairer un pilier en contrejour... C'est aussi un petit jeu de recherche esthétique de la photo, l'expérimentation dans les éclairages, une multitude de petites expériences, jouer avec le lieu en quelque sorte.
---L'inconvénient des bougies est la cire, qui peut avoir tendance parfois à dégouliner. Je la ramasse systématiquement, afin de ne laisser aucune trace de mon passage et laisser les lieux comme je les ai trouvés. Ayant commencé mes premières explorations par moi-même, dans des lieux dont il me semblait que personne n'était passé depuis des années, voire des dizaines d'années, dont ils paraissaient ne pas avoir bougés depuis leur abandon, à part la nature reprenant ses droits, cela m'a appris à ne laisser aucune trace de son propre passage, ne rien laisser, ne pas bouger d'objet afin d'agir un minimum sur l'espace et de laisser ces espaces comme ils ont été laissés quand ils ont été abandonnés. Seules quelques traces de pas resteront pendant quelques années, le temps que la fine poussière de calcaire les recouvre...
---Depuis quelque temps que j'ai fini d'explorer la partie inférieure et que j'ai commencé le niveau supérieur, j'arrive à un endroit qui devient complexe, des galeries partent un peu partout et je commence à être fatigué. Il s'agit plus d'une fatigue morale que physique, fatigué par la durée, mais surtout fatigué par ce que j'ai vu, fatigué de sans cesse faire attention au moindre détail et surtout fatigué de prendre chaque chose intéressante en photo (et il y en a beaucoup), de devoir installer et gérer les éclairages, recommencer et recommencer sans cesse quand cela ne me satisfait pas.
---Je fais un tour assez rapidement dans plusieurs directions, sans perdre comme repère mon point d'origine qui est le carrefour où j'ai laissé mon trépied, avant de me décider de partir dans une direction en prenant soin de mettre quelques cailloux à l'entrée des galeries non empruntées devant lesquelles je passe, comme une barrière visuelle en quelque sorte, afin de ne pas m'égarer.
---Malgré la fatigue, je ne peux m'empêcher de continuer, car je tombe sur encore des choses intéressantes, des dessins, des noms de rues. Tout à coup, je tombe sur un bout de galerie. Rien. Je me tourne pour faire demi-tour et là, un dessin de cygne, avec à côté, une croix rouge avec marqué danger ! Magnifique ! Beaucoup de choses se découvrent comme ça, par hasard, il suffit de se tourner du mauvais côté, de ne pas regarder au bon endroit pour les louper. Ces découvertes me donnent envie de continuer, je continue un peu plus loin, je remarque d'étranges piliers de consolidations en béton avec leurs restes de coffrage en bois. Il doit probablement y avoir une construction au-dessus. Je commence à avoir un peu mal de tête et la fatigue commence vraiment à se faire sentir, je pense au manque d'oxygène, pourtant les bougies sont allumées... Je fais demi-tour, m'arrête un peu, le mal de tête s'estompe, je me redirige dans cette dernière direction, le mal de tête revient, est-ce la fatigue qui me joue des tours ? Je décide de ne pas continuer dans cette direction, par précaution, en me promettant d'y retourner une autre fois.

---Je fais donc demi-tour pour reprendre une galerie que j'ai laissée, bien sûr, je change mes cailloux de place. Une arche taillée dans le rocher m'intrigue. Elle est vraiment magnifique. Sur la gauche je découvre une petite fontaine, derrière cette fontaine, entre deux tas de déchets d'extraction, j'apperçois plus loin, en contrebas, une galerie inondée. Cette dernière découverte me surprend, c'est d'autant plus étonnant que les galeries situées au niveau inférieur étaient sèches. Je me demande aussi comment on y va... Un peu plus loin, faute de découvrir une galerie qui descend vers cette galerie inondée, je découvre une galerie qui monte, mais je décide de ne pas y aller, ça sera pour la prochaine fois : les piles de mon appareil photo commencent à faiblir, la fatigue commence vraiment à se faire sentir et il commence à se faire bien tard, de plus, il reste encore beaucoup à explorer me semble-t-il.
---Partagé entre la déception de ne pas pouvoir continuer, mais heureux d'avoir découvert ce que j'ai découvert et de savoir qu'il reste encore beaucoup à découvrir dans cette carrière, je décide donc de m'arrêter là pour cette fois, de faire demi-tour et de rentrer.

---Bien sûr, en faisant demi-tour, je ne peux m'empêcher d'aller "explorer" une galerie où je suis allé rapidement, où il "fallait" que je repasse, pour prendre le puits de ventilation en photo. Je ne peux m'empêcher, encore une fois d'aller voir un peu plus loin, qui sera couronné par l'heureuse découverte d'inscriptions intéressantes. L'heure du retour est donc repoussée à quelques dizaines de minutes, sans regrets donc, mais en me dépêchant, voyant l'heure avancer.

---Cette fois-ci je fais vraiment demi-tour, je reprends le chemin que j'ai emprunté à l'aller, en me forçant d'ignorer les galeries qui m'appellent, ou plutôt en essayant de "refouler" ma curiosité sans limites...
---Une dizaine de minutes après, après être repassé au niveau inférieur et être remonté ensuite, je retrouve la
première galerie que j'avais laissée de côté, je me dis "Déjà là !", c'est fou ce que le chemin paraît beaucoup plus rapide au retour et la carrière beaucoup moins grande, surtout quand on ne fait pas de photos et qu'on ne va pas dans chaque galerie ! Je me permets d'aller voir où va cette dernière, assez rapidement, me dis-je. Juste pour voir si elle continue ou si c'est un cul-de-sac.
---Je continue d'explorer... Chaque détour de galerie réserve son lot de découvertes et de surprises : tableaux de champignonnistes, dessins, inscriptions, nombreuses fontaines, variété des volumes, demi-niveaux hauts et bas. Découvertes, volumes que je prends en photo, comme pour imprimer une partie de ces lieux, qui peuvent être amenés à disparaître ou à se détériorer, se les approprier d'une certaine manière peut-être aussi, mais aussi pour sensibiliser les personnes qui ne connaissent pas ce type de lieu à leur richesse qui est bien méconnue, afin de mieux les protéger, la méconnaissance étant la base de la détérioration, qu'elle soit naturelle ou non comme des injections, de certains lieux (ce qui était aussi le but initial du site internet que j'ai créé il y a bientôt cinq ans) et aussi bien sûr par plaisir de partager ces découvertes.
--A une cinquantaine de mètres, dans un coin, je découvre une inscription "wc", avec un trou dans le sol, se refermant avec une pierre. Dans ce qui me semblait être l'autre côté de la carrière, je suis tombé sur plusieurs inscriptions "wc" avec une flèche indiquant une direction. Sans doute étaient ceux-là que ces dernières désignaient. Je décide de jeter un coup d'oeil rapidemmmement, pour voir si des fois, cette galerie ne rejoindrait pas un endroit où je suis allé, ce qui me permettrait de comprendre un peu mieux l'organisation de la carrière. Malheureusement j'arrive à un carrefour, dont chaque galerie donne sur d'autres carrefours. Cet endroit ne me dit rien. Probablement ne suis-je pas loin d'où j'étais tout à l'heure, mais rien ne me permet de l'affirmer. Il pourrait y avoir plusieurs wc, la direction pourrait aussi être indiquée sur une relative longue distance.
---Dernières photos cette fois-ci, celles des wc en question, je suis à une ou deux centaines de mètres de l'entrée maximum.
---Je me dirige vers celle-ci, je remonte la galerie d'accès, l'air frais, voir froid se fait sentir, puis la porte ! La fin de l'explo ! Enfin ! Le repos !
Je repasse sous la porte, avec un peu plus de difficultés qu'en entrant, ayant un peu mangé et bu dans la carrière (c'est la carrière où il ne faut ni manger avant, ni dedans ! Il ne faut pas non plus pas être trop épais !) et ressort.